
LES DÉTAILS
Hôtels, restaurants, magasins et autres conseils pour votre séjour à Tel Aviv. En entier
PROFUSION DE TRÉSORS
La taille compacte du pays se prête parfaitement aux excursions d’un jour. À partir de Tel Aviv, ces destinations sont toutes proches

ANIMATION DE NUIT : Les lumières de la ville, vues du balcon du Sheraton Tel Aviv Hotel and Towers.
PHOTOGRAPHIE ROB FIOCCA
JÉRUSALEM On a dit beaucoup de choses sur les sites religieux de la capitale israélienne, mais moins sur ses spécialités culinaires. En parcourant la vieille ville, l’on peut manger dans la rue et c’est un véritable plaisir. Commencez par les falafels puis, en traversant les quartiers juifs, chrétiens, arméniens et arabes, savourez des délices telles le samboussek arabe (beignets farcis de fromage), le jus de grenade fraîchement pressé et le nougat libanais. Le district Nahalat Shiva regorge de boutiques, galeries et restaurants. Découvrez Feingold Courtyard, une cour pavée où se nichent le restaurant de fruits de mer cacher Dagim Bachatzer et le bistrot japonais Sakura, petit mais délicieux. Pour s’y rendre: une heure de route au sud-est de Tel Aviv.
LA MER MORTE À 422 mètres au-dessous du niveau de la mer, la Mer Morte est l’endroit le plus bas sur terre. Et il y a une foule de choses à découvrir sur la route : le paysage lunaire du désert de Judée, parsemé de camps nomades (chameaux et chèvres compris). La Mer Morte offre des plages publiques et des installations privées où l’on peut se doucher, se changer, grignoter quelque chose et acheter des souvenirs, comme des bouteilles de la fameuse boue de la Mer Morte. Au retour, visitez Massada, site du patrimoine mondial de l’UNESCO, une ancienne forteresse juive construite dans le désert de Judée. Pour s’y rendre: deux heures de route au sud-est de Tel Aviv.
HAIFA Ha-Carmel, sur le mont Carmel, offre un panorama superbe sur la Méditerranée ainsi qu’une kyrielle de boutiques, de bistrots et de cafés-terrasses. Les jardins Bahaï en terrasses occupent une place de choix sur le versant nord-ouest de la montagne et la visite vaut le détour, de même que les nombreux musées de la ville, notamment la maison des artistes de Chagall avec une collection d’art contemporain israélien. Pour voir des paysages impressionnants, prenez le téléphérique entre Ha-Carmel et la promenade du bord de mer Bat Galim. Pour s’y rendre: une heure de route au nord de Tel Aviv en longeant la côte méditerranéenne.

CÉLÉBRITÉ MONTANTE: Tel Aviv, le centre du divertissement en Israël, devient un phénomène mondial.
PHOTOGRAPHIE ROB FIOCCA

FLEET STREET
La designer Anya Fleet fait partie des jeunes artistes qui animent le quartier en vogue de Gan HaHashmal.
PHOTOGRAPHIE ROB FIOCCA
Après deux jours de visite organisée de Tel Aviv, j’ai laissé tomber mon guide. Peut-être est-ce l’effet du soleil de la Méditerranée, peut-être l’attrait des marchés, des cafés-terrasses et du panorama urbain où le luxuriant côtoie un certain laisser-aller, en tout cas c’est une ville où j’ai envie de me perdre.
Je ne me suis jamais sentie aussi détendue; j’ai même l’impression d’avoir atteint un certain dugri, un terme hébreu désignant une attitude directe et un peu brusque. Je me surprends à bavarder avec de parfaits étrangers, chose impensable chez moi, à aborder des surfeurs locaux sans craindre leurs manières rebelles, à harceler un barman pour obtenir une dégustation de vin improvisée. Je déambule seule dans les rues le soir; je demande mon chemin à quelqu’un et me retrouve à grignoter des noix et fumer des cigarettes pendant une demi-heure. Et dire que je ne fume même pas!
VIE BRANCHÉE
« Tel Aviv n’est pas juste une autre ville, c’est un autre pays », me dit une jeune Telavivienne branchée quand elle apprend que j’arrive de Jérusalem. « Il y a tellement de liberté ici. » Et cela ne se résume pas à la liberté de faire la fête jusqu’aux petites heures du matin, à la plage et à l’atmosphère des boîtes de nuit. C’est un état d’esprit, une façon de vivre intensément qui est contagieuse. Tel Aviv est le New York du Moyen-Orient, un aimant pour les esthètes marginaux, les jeunes, les gens optimistes et débrouillards.
La société laïque, l’argent neuf provenant du secteur de la haute technologie et une population relativement jeune expliquent l’ambiance de cette ville au penchant avoué pour les plaisirs et qui est de plus en plus reconnue à l’échelle mondiale. « Les rues sont bondées tous les soirs », affirme Ze’ev Lavie, ancien propriétaire de Messa, un des hauts lieux de la gastronomie de Tel Aviv. « Au Canada ou aux États-Unis, on peut aller à Vancouver ou Toronto, Miami ou New York. Mais en Israël, il y a un seul centre de la vie nocturne et de la culture, et c’est Tel Aviv. »
LA VILLE BLANCHE
Le magnifique boulevard Rothschild orne le cœur de Tel Aviv. Le long de cette artère bordée d’arbres se dressent plusieurs bâtiments typiques de l’architecture Bauhaus des années 1930 et qui ont valu à la ville son surnom de ville blanche ainsi que son statut de ville du patrimoine mondial, décerné par l’UNESCO en 2003. « L’architecture reflète l’espoir d’une nouvelle ville », déclare Jeremie Hoffman, architecte local et directeur du département de protection du patrimoine de Tel Aviv. « Une ville symbole de liberté, d’égalité et de simplicité. »
De nos jours, la peinture et le ciment s’écaillent sur de nombreux édifices, ajoutant au charme désordonné de Tel Aviv. Après un dîner au Manta Ray, un restaurant branché de fruits de mer au bord de la plage, apparemment fréquenté par Madonna, nous attendons un taxi pendant qu’une course de dragsters se déroule dans le stationnement. Puis, une sorte de feu de joie s’élève et des échos d’éclats de rire.
Le boulevard Rothschild est idéal pour la promenade car sa partie centrale est larges; on y trouve des sentiers pour les piétons, des terrains de jeu, des cafés et des stands de sushi, ainsi que certaines des galeries d’art les plus en vogue de la ville, comme la galerie Sommer Contemporary Art. C’est grâce à la communauté artistique que Tel Aviv a fait sa place, notamment avec la nouvelle exposition Art TLV qui promet de rejoindre la liste des expositions d’art contemporain indispensables pour les collectionneurs, comme Bâle ou Frieze. Environ 30 galeries d’art, la plupart récentes, sont disséminées dans la ville. Les touristes peuvent facilement dénicher une œuvre au marché d’art en plein air, les mardis et vendredis, dans la rue Nachalat Binyamin, à côté du marché Carmel. Pour quelque chose de plus audacieux, les Telaviviens visitent les nombreuses galeries dans les quartiers Neve Tzedek et Gan HaHashmal.
LE JARDIN ÉLECTRIQUE
Shahar Peleg, le designer qui a créé la gamme d’articles de maison Peleg Design très recherchée, au style dépouillé idéal pour les condos, dit qu’on assiste à une ruée vers le prochain quartier à la mode et que l’embourgeoisement gagne la ville. Son studio est situé à HaHashmal, le quartier qui monte. « HaHashmal ressemble à ce qu’était Sheinkin il y a 10 ans », affirme-t-il, faisant allusion à la rue Sheinkin qui était jadis une oasis d’artistes et est devenue une vitrine de luxe, hors de portée pour les créateurs en devenir. « HaHashmal est devenu le centre du design. On y rencontre souvent les designers et on peut parfois obtenir un vêtement sur mesure », ajoute-t-il. Ici, des cafés bon marché côtoient des salons de coiffure avant-garde. Les boutiques vendent des vêtements faits localement et des meubles modernes du milieu du 20ème siècle. Entre les édifices aux bords qui s’effrittent on déniche les studios, galeries et devantures des designers, dans ce quartier dont le nom veut dire « jardin électrique. »
Si Gan HaHashmal est la version israélienne du Brooklyn des années 1990, le quartier Neve Tzedek, sous ses apparences bourgeois-bohême, est plus cossu. Avec son dédale de ruelles, ses maisons à volets et son bric-à-brac de styles architecturaux, le quartier historique est fascinant : ici une minuscule pâtisserie, là un atelier de poterie, là encore une boutique de joaillerie. Le centre Suzanne Dellal est spacieux et on y présente des spectacles de danse contemporaine et de musique. Le soir, les rues sont éclairées à la lumière des bougies et on voit des personnalités héler des taxis pour se rendre dans des restaurants comme Catit ou Dallal.
Neve Tzedek a été construit à la fin des années 1880, soit 20 ans avant la ville de Tel Aviv. « Ce fut le premier faubourg juif », une alternative à Jérusalem et d’autres endroits très peuplés, explique Lea Majaro-Mintz, une sculpteure octogénaire dont le grand-père, Shimon Rokach, a fondé cette communauté. Au tout début du 20ème siècle, Neve Tzedek comptait déjà 3 000 habitants. Par la suite, elle s’est étiolée à cause de l’attrait exercé par la nouvelle ville de Tel Aviv sur les gens qui montaient dans l’échelle sociale. Mais son destin a changé dans les années 1990. Artistes et designers ont emménagé dans le quartier, créant une demande pour les conforts qui font la marque des quartiers genre SoHo ou Notting Hill. Pour eux, Neve Tzedek c’est Tel Aviv. La chorégraphe et designer Inbal Ben Zaken est propriétaire de la boutique de mode Mizo; cela fait 10 ans qu’elle habite le quartier, après avoir vécu à Londres, New York et Tokyo. « Je ne pourrais pas vivre ailleurs qu’à Neve Tzedek », déclare-t-elle. « C’est chic, mais authentique. »
PLACE AUX GOURMETS
Ce sont des qualificatifs qui s’appliquent aussi à l’évolution de la scène gastronomique à Tel Aviv. La semaine, les restaurants sont bondés à 21 heures; les clients sont souvent des gens qui ont beaucoup voyagé et qui apprécient la cuisine internationale. À tel point qu’en 2008 un projet du gouvernement visant à renvoyer les cuisiniers étrangers a suscité un tollé général et que la majorité des 300 restaurants asiatiques d’Israël ont fait la grève. Cet événement révèle l’importance qu’ont les restaurants dans la vie des Israéliens qui ne se laisseront pas démonter par une épreuve de force entre l’État et le palais.
À Adora, le restaurant du célèbre chef Avi Biton âgé d’une vingtaine d’années, la spécialité de baklava au foie gras est une entrée gourmande qui s’inspire des origines marocaines du chef. Mais ce plat ne figure plus au menu afin de respecter la loi de 2006 pour le bien-être des animaux qui a banni le foie gras. Adora est l’un des restaurants les plus célèbres de la ville, prisé pour ses menus saisonniers qui varient en fonction des ingrédients locaux et ses éléments de cuisine fusion. En général, les restaurants de chefs sont tenus par des gens qui célèbrent leurs racines moyen-orientales tout en intégrant des techniques et des goûts adoptés à l’étranger. « Les restaurants de chefs en Israël ne sont pas très chers », dit Biton, « et le chef est tout le temps ou presque aux fourneaux. » Comme partout ailleurs, les chefs les plus en vogue sont ceux qui cultivent aussi le culte de la personnalité. Biton n’échappe pas à cette règle avec son allure sexy et son statut de vedette télévisuelle; il est animateur sur la chaîne israélienne Food Channel.
Dans un autre restaurant de chef très populaire, Messa, au décor baroque moderne, blanc sur blanc, luxe rime avec simplicité; le chef kurde Aviv Moshe concocte des plats alliant le local et l’international, notamment du sashimi de thon avec des légumes du terroir dans une vinaigrette à l’huile de sésame et miel de dattes. La carte des vins du Messa fait aussi honneur aux vins d’Israël; la cave comprend 70 % de vins israéliens, le reste provenant de France, Italie et Espagne.
LES FRUITS DE LA VIGNE
Autrefois connue uniquement pour ses vins cachers, l’industrie viticole israélienne est en train d’obtenir un renom international. Il existe de grosses exploitations vinicoles, mais ce sont les petits producteurs qui recueillent le plus d’éloges. Sur les quelque 250 exploitations vinicoles en Israël, 230 sont de petites entreprises indépendantes. Toutes ne sont pas excellentes même si certaines grandes exploitations sont remarquables, mais leur nombre dénote qu’une révolution œnologique a eu lieu.
Selon Morane Assor, sommelier à Tel Aviv, la tendance a vu le jour il y a environ 20 ans et s’est intensifiée au cours de la dernière décennie, quand des producteurs de vin formés en Californie, à Bordeaux et à Adélaïde sont revenus. Les exploitations vinicoles participent aussi à davantage de concours internationaux. « Cela nous positionne enfin sur le marché international. Ce n’était qu’une question de temps avant que [Robert] Parker goûte les vins israéliens et les apprécie », déclare Assor. Parker, le célèbre œnophile américain, a récemment accordé des notes dans les 80 et 90 à quelques millésimes israéliens.
Pour Tel Aviv qui célèbre son centenaire en 2009, cette fête sera l’occasion de sortir de sa coquille. Elle se trouve à la fois à une heure de route et à des années-lumière de Jérusalem. À Jérusalem, l’on honore le passé, alors qu’à Tel Aviv c’est l’avenir qui se dessine.
LES DÉTAILS

LES RESTAURANTS
ADORA Cet endroit sans prétention vous séduira par sa cuisine israélo-marocaine avec une touche française, préparée par le célèbre chef Avi Biton. 226 Ben Yehuda Street; (972) 3-605-0896.
MESSA Ce restaurant au design de luxe et au menu ambitieux, avec bar-salon et musiciens, est un incontournable. 19 Ha’arba’a Street; (972) 3-685-6859.
CATIT Un restaurant de chef de Neve Tzedek situé dans une villa de l’époque ottomane, avec cour et salles à manger privées; le chef, Meir Adoni, a été formé au Cordon Bleu. 4 Heichal Hatalmud Street; (972) 3-510-7001.
CONDITORIA ALBERT Cette boulangerie authentique (« conditoria » en hébreu) se trouve près du marché Levinsky dans le faubourg de Jaffa. C’est un comptoir pour emporter et les gens font la queue jusque dans la rue, mais les pâtisseries en valent la peine. 36 Matalon Street; (972) 3-682-3863.

LES MAGASINS
AGAS & TAMAR Les designers Einat Agassi et Tamar Harel Klein font des bijoux à la main, originaux et sertis de pierres précieuses. Elles sont désormais célèbres aux États-Unis; une boutique a ouvert ses portes à Manhattan. 43 Shabazi Street; (972) 3-516-8421.
BAIT BANAMAL Propriété de la chaîne de mode Comme il Faut, ce complexe abrite une boutique de mode, un magasin pour enfants, une galerie d’art, un magasin gourmet, un café et un spa pour femmes. Tel Aviv Port, Hangar 26; (972) 3-681-8820.
ANYA FLEET Fidèle à l’héritage Bauhaus de sa ville, la couturière Anya Fleet fournit son magasin en créations simples et intemporelles, la plupart faites à la main. 21 HaHashmal Street; (054) 630-6010.

LES BARS ET BOÎTES
BLACKBOOK SHOWBAR Voyez le spectacle de variétés burlesque « La Bizarre » le mercredi soir et revenez pour la soirée « Trash & Glam » le jeudi. 37 Menachem Begin Road; (050) 463-5536.
NANUCHKA Tenu par un immigré géorgien, ce resto-bar sert des plats et de la musique des Balkans. Cet endroit est situé près d’autres adresses pour noctambules, comme la boîte Abraxas. 28 Lilenblum Street; (972) 3-516-2254.
LEVONTIN 7 Ce bar du quartier Gan HaHashmal présente des concerts de rock, de jazz et de musique indépendante, ainsi que des DJ israéliens et internationaux. 7 Levontin Street; (972) 3-560-5084.

LES HÔTELS
Choisissez un hôtel partenaire, où votre numéro Aéroplan vous permettra d’accumuler des milles pendant votre séjour. Voici nos hôtels préférés à Tel Aviv :
SHERATON TEL AVIV HOTEL AND TOWERS Récemment rénové, cet hôtel de 314 chambres est situé à Hayarkon, la promenade du bord de mer. Le Lobby Lounge & Bar offre une superbe vue sur la mer. 115 Hayarkon Street; (972) 3-521-1111.
CROWNE PLAZA TEL AVIV CITY CENTER Hôtel de style boutique doté de nombreux atouts. Le décor élégant et contemporain de l’hôtel Crowne Plaza ainsi que son club de conditionnement physique et son spa Holmes Place sauront plaire aux citadins raffinés. Au chic restaurant-bar du 11ème étage, prenez un cocktail avant le dîner ou goûtez au somptueux buffet matinal. 132 Menachem Begin Road; (972) 3-777-4000.
RENAISSANCE TEL AVIV Cet hôtel en bord de mer occupe l’un des meilleurs sites de Tel Aviv, et chaque chambre est dotée d’un balcon avec vue sur la mer. 121 Hayarkon Street; (972) 3-521-5555.

POUR S’Y RENDRE AVEC AIR CANADA
Air Canada assure le service sans escale vers l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv à partir de Toronto, et des correspondances avec d’autres villes au Canada. Des vidéos avec écran tactile et divertissements sont disponibles au dos de chaque siège. Les Suites Super Affaires offrent des fauteuils lits. Échangez des milles Aéroplan contre un billet d’avion.
CE QU’IL FAUT SAVOIR
Les militaires sont en poste à des points de contrôle de sécurité situés dans des endroits publics, mais ils sont en général très aimables. Ils fouillent vos sacs aux points de contrôle par mesure de précaution. Évitez de photographier des bâtiments officiels car des permis spéciaux sont requis. Et si vous saluez les gens par un « Shalom! » chaleureux, vous obtiendrez souvent un meilleur service.
CONSEIL DE VOYAGE
Réservez l’hôtel et la voiture de location par la netBoutique Aéroplan afin d’accumuler des milles de trois façons. d’abord en réservant par la netBoutique, puis en payant avec votre carte financière affiliée à aéroplan, et en réglant la note. Commencez ici.